« On ne devient pas porte-parole du chef de l’État, on se fait remarquer », Tina Salama revient sur son parcours

La porte-parole du président de la République, Tina Salama, s’est confiée dans un entretien accordé à Radio Top Congo, diffusé ce mercredi 23 juin 2026 sur les plateformes de la chaîne. Elle y revient sur son parcours, son entrée dans la communication politique et son expérience au sein de l’entourage du chef de l’État.

« On ne devient pas porte-parole du chef de l’État, on se fait remarquer », a-t-elle déclaré, expliquant que cette fonction n’avait jamais fait partie de ses ambitions initiales. « À aucun moment je ne rêvais de travailler avec des politiques. Cela m’est tombé dessus », a-t-elle ajouté.

Originaire de Bukavu, Tina Salama était d’abord destinée à une carrière d’avocate, conformément au souhait de son père. Elle choisira finalement la voie de la communication et du journalisme. Son parcours débute dans sa ville natale avant qu’elle ne rejoigne très jeune Radio Okapi grâce à un programme des Nations unies, devenant l’une des plus jeunes journalistes de la rédaction.

Après ses débuts dans l’Est du pays, elle s’installe à Kinshasa où elle poursuit ses études à l’Université des sciences de l’information et de la communication (UNISIC, ex-IFASIC), avant de compléter sa formation à l’Université de Lille.

Au fil des années, elle évolue dans l’animation, la production d’émissions et l’organisation d’événements, jusqu’à occuper d’importantes responsabilités au sein de Radio Okapi. Son expérience et son réseau professionnel la conduisent alors à rencontrer le président Félix Tshisekedi.

En 2019, après sa nomination, elle fait le choix de rejoindre la Présidence de la République en qualité de porte-parole adjointe, mettant ainsi un terme à sa collaboration avec Radio Okapi, avant d’être promue porte-parole du chef de l’État.

« J’essaie de respecter l’esprit du président. Je sais ce qu’il veut dire et ce qu’il pense. Au fil des années, j’ai appris à anticiper ses positions. Je ne m’écarte jamais de sa vision », a-t-elle expliqué.

Femme engagée, Tina Salama encourage également les jeunes, en particulier les femmes, à croire en leurs capacités. « Qu’elles y croient. L’espoir est permis. Qu’elles n’abandonnent pas », a-t-elle lancé.

Marquée par son parcours dans une région touchée par les conflits, elle demeure également impliquée dans la lutte contre les violences faites aux femmes, tout en conciliant ses responsabilités professionnelles et sa vie familiale.