Ebola : l’INSP déploie un laboratoire de pointe à Beni et Butembo pour renforcer la riposte

Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, l’Institut national de santé publique (INSP) renforce son dispositif de riposte dans les villes de Beni et Butembo, au Nord-Kivu. Du 10 au 12 juin, une mission stratégique conduite par le directeur général de l’INSP, Dieudonné Mwamba Kazadi, est déployée sur le terrain afin de consolider les capacités de diagnostic, de surveillance et de prise en charge des patients.

Cette mission, menée en collaboration avec le bureau régional Afrique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), s’inscrit dans le cadre de la réponse à la 17e épidémie d’Ebola enregistrée dans le pays. Elle vise notamment à accélérer la décentralisation du Système de gestion de l’incident (SGI) pour rapprocher les mécanismes de coordination des populations affectées et améliorer l’efficacité des interventions.

L’une des principales innovations de cette opération est l’installation à Beni d’un laboratoire moderne doté de technologies avancées, notamment la PCR, GeneXpert et Rad One. Cette infrastructure pourra traiter jusqu’à 800 échantillons par jour, réduisant significativement les délais d’analyse et permettant une confirmation plus rapide des cas suspects.

Parallèlement, un Centre de traitement Ebola sera mis en service au sein de l’Hôpital général de référence de Beni afin de garantir une prise en charge sécurisée et adaptée des patients. Cette initiative bénéficie du soutien des autorités provinciales, de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ainsi que de plusieurs partenaires techniques et financiers.

À travers ces investissements, les autorités sanitaires entendent renforcer durablement les capacités nationales de réponse aux urgences épidémiques. L’amélioration des dispositifs de diagnostic, de surveillance et de traitement devrait contribuer à contenir plus efficacement la propagation du virus et à protéger les communautés exposées.

Cette nouvelle étape marque un renforcement significatif de la lutte contre Ebola et illustre la volonté des autorités congolaises de consolider la résilience du système de santé face aux menaces sanitaires récurrentes.