Injures contre Tshisekedi : la justice appelée à poursuivre les auteurs

Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture immédiate de poursuites judiciaires contre les auteurs de messages injurieux visant le président de la République, Félix Tshisekedi. L’annonce a été faite dans un communiqué publié ce lundi 11 mai.

Selon le ministre, plusieurs contenus jugés outrageants, menaçants et attentatoires à l’autorité de l’État ont circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux et différentes plateformes numériques, à la suite de la conférence de presse tenue par le chef de l’État le 6 mai 2026.

Guillaume Ngefa estime que ces publications dépassent le cadre de la liberté d’expression et relèvent désormais d’infractions prévues et réprimées par la législation congolaise. Il considère ces actes comme “particulièrement graves”, affirmant qu’ils sont susceptibles de fragiliser la cohésion nationale et de porter atteinte au respect dû aux institutions républicaines.

Le garde des Sceaux rappelle que le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution, de l’unité nationale et du fonctionnement des institutions, bénéficie d’une protection juridique spécifique. À ce titre, l’honneur et la dignité attachés à la fonction présidentielle doivent être préservés conformément à la loi.

Dans cette optique, le membre du gouvernement Suminwa a instruit les autorités judiciaires compétentes de déclencher l’action publique sans délai afin d’identifier les auteurs des publications incriminées, y compris ceux opérant depuis l’étranger. Les enquêtes devront s’appuyer sur des moyens techniques, numériques et judiciaires appropriés, tout en respectant les procédures légales en vigueur.

Guillaume Ngefa met également en garde contre toute utilisation de figures publiques à des fins d’incitation à la haine, de manipulation de l’opinion ou de provocation à la violence. Il prévient que de tels agissements feront systématiquement l’objet de poursuites judiciaires.

Le ministre de la Justice insiste enfin sur la nécessité de préserver l’ordre public et l’intégrité des institutions, affirmant que le cyberespace “ne peut devenir une zone de non-droit”. Selon lui, cette réponse judiciaire s’inscrit dans une démarche plus large visant à protéger les institutions républicaines et à encadrer le débat public en ligne.