
Le président congolais Félix Tshisekedi, a annoncé ce lundi 6 avril 2026 l’élévation de Nkamba au rang de « Ville Sainte », à l’occasion des commémorations marquant le début de la mission spirituelle de Simon Kimbangu, célébrée chaque 6 avril et reconnue comme jour férié en République démocratique du Congo.
Présent dans cette cité emblématique du Kongo Central, le chef de l’État a pris part aux cérémonies aux côtés de la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi et des responsables de l’Église kimbanguiste. Devant le chef spirituel Simon Kimbangu Kiangani, le garant de la nation a justifié cette décision par la portée religieuse et symbolique exceptionnelle de Nkamba pour les fidèles.
« J’ai pris la décision de doter la cité de Nkamba d’un statut spécial, celui de devenir une Ville Sainte », a déclaré Félix Tshisekedi, soulignant l’importance de cette reconnaissance officielle.
Considérée par les croyants comme la « Nouvelle Jérusalem », Nkamba est un haut lieu de pèlerinage et occupe une place centrale dans l’histoire religieuse et sociale du pays. Au-delà de sa dimension spirituelle, elle s’impose également comme un symbole identitaire majeur à l’échelle nationale.
Cette annonce confère une portée institutionnelle accrue à la commémoration annuelle et s’inscrit dans une volonté des autorités de valoriser les lieux de mémoire et les repères religieux, dans une perspective de renforcement de l’unité nationale, du rayonnement culturel et du développement local.
La décision intervient également dans le sillage du plaidoyer porté le 22 janvier 2026 par Angèle Bangasa Yogo, ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, en faveur de la reconnaissance de Nkamba comme cité à statut particulier.
Validée par le chef de l’État, cette mesure marque une étape significative dans la mise en œuvre d’une politique urbaine orientée vers la valorisation des territoires à forte portée historique, culturelle et spirituelle. Elle devrait par ailleurs ouvrir la voie à une formalisation du statut de Nkamba, avec des implications attendues sur son organisation administrative, la gestion de ses infrastructures et l’encadrement des grands rassemblements religieux.


