RDC – Paix dans l’Est : Judith Suminwa échange avec l’ONU sur la mise en œuvre du cessez-le-feu

La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, s’est entretenue ce lundi 9 février 2026 à Kinshasa avec Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de paix, en visite officielle à la tête d’une délégation de la MONUSCO. La rencontre s’est tenue en présence du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, ainsi que du ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni.

Les discussions se sont inscrites dans un contexte de recherche active d’une désescalade durable des tensions sécuritaires dans l’Est du pays. Les deux parties ont notamment fait le point sur l’application des engagements issus des pourparlers de Washington et de Doha, qui visent à consolider le cessez-le-feu et à favoriser la stabilisation des provinces orientales confrontées aux violences des groupes armés.

À l’issue de l’audience, Jean-Pierre Lacroix a souligné la volonté des Nations unies d’accélérer l’appui aux mécanismes convenus. « Nous disposons de plans concrets pour opérationnaliser, dans les meilleurs délais, le soutien au cessez-le-feu et aux engagements pris à Washington », a-t-il déclaré.

Le responsable onusien a également rappelé que cette action s’inscrit dans le mandat confié par le Conseil de sécurité, précisant que la MONUSCO entend accompagner étroitement les autorités congolaises dans la mise en œuvre de ces recommandations, en vue de renforcer la sécurité et l’autorité de l’État dans l’Est de la RDC.

De son côté, la cheffe du gouvernement a réaffirmé la détermination de l’exécutif congolais à traduire les engagements diplomatiques en résultats tangibles sur le terrain. Elle a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une coopération régionale et internationale renforcée pour garantir la durabilité du processus de paix.

Cette visite intervient alors que la MONUSCO, dont le mandat a été prorogé jusqu’en décembre 2026, poursuit sa réflexion sur l’adaptation de son action aux réalités sécuritaires et aux attentes des populations de l’Est du pays.