Finale CAN 2025 : la FECOFA se range derrière Ndala !

Accusé, exposé et attaqué après la finale Sénégal – Maroc (1-0), l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala bénéficie d’un soutien officiel de la FECOFA, qui refuse toute remise en cause de son intégrité.

La finale de la CAN 2025 continue de produire des secousses bien au-delà du terrain. Depuis le 18 janvier dernier, Jean-Jacques Ndala, arbitre de la rencontre remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0), se retrouve au cœur d’une controverse alimentée par des décisions arbitrales contestées et une pression médiatique croissante.

Au centre des débats, un but sénégalais refusé pour une faute préalable sur Achraf Hakimi et un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel (90+7). Deux décisions lourdes de conséquences, mais que plusieurs analystes considèrent comme conformes aux lois du jeu. Sur le terrain, la tension avait atteint son paroxysme, poussant même les joueurs sénégalais à quitter momentanément la pelouse.

Après le coup de sifflet final, la polémique a changé de nature. Les critiques sportives ont laissé place à des attaques personnelles. Sur les réseaux sociaux, Jean-Jacques Ndala a été nommément pris pour cible. Plus grave encore, un député marocain a évoqué, lors d’une session parlementaire le 19 janvier dernier, l’idée de poursuites judiciaires contre l’arbitre congolais.

La réaction de la FECOFA ne s’est pas fait attendre. Le mardi 20 janvier 2026, Belinda Lutandila, présidente du Conor, a publiquement réaffirmé la confiance totale de l’instance fédérale envers le trio arbitral rd-congolais composé de Jean-Jacques Ndala, Guylain Bongele et Gradel Mbilizi. Un message clair, sans nuance, qui ferme la porte à toute tentative de discrédit.

« Vous avez brillamment officié lors de rencontres de très haut niveau, marquées par une forte intensité et une pression considérable. Votre gestion rigoureuse des matches, votre sang-froid, votre maîtrise technique et votre sens élevé de l’éthique arbitrale ont été unanimement salués. Vous avez su honorer l’arbitrage congolais et défendre avec dignité les couleurs de notre pays. »

« Je vous exhorte à poursuivre sur cette voie d’excellence et à continuer de représenter valablement la République Démocratique du Congo dans les différentes compétitions internationales où vous serez appelés à officier. Au nom de tous les amoureux du ballon rond, je vous souhaite une carrière encore plus brillante, couronnée de succès et de reconnaissance. »

En soutenant ouvertement ses arbitres, la FECOFA pose un acte institutionnel fort. Elle refuse la stigmatisation, rejette les pressions extérieures et assume la défense de l’arbitrage rd-congolais sur la scène africaine. Pour Jean-Jacques Ndala et ses collègues, ce soutien officiel vaut signal, la polémique n’effacera ni leur compétence, ni leur légitimité.