Élections à la FECOFA : Véron Mosengo entretient le suspense et affiche ses ambitions

L’ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), Véron Mosengo Omba, laisse planer l’incertitude quant à une éventuelle candidature à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA). Dans un entretien accordé à France 24, le dirigeant suisso-congolais reconnaît l’intérêt que suscite en lui cette perspective, sans pour autant franchir le cap d’une déclaration officielle.

« Je n’ai jamais déclaré que je suis candidat à la présidence de la FECOFA. Le projet m’intéresse, mais je n’ai pas encore pris de décision », a-t-il confié, adoptant une posture mesurée qui laisse entrevoir une réflexion encore en cours.

La question de son éligibilité, alimentée par sa double nationalité, continue par ailleurs de nourrir les débats. Sur ce point, Mosengo Omba se montre serein et confiant, affirmant qu’il se conformera à toutes les exigences réglementaires en cas de candidature. « Aucun Congolais ne peut contester mon appartenance », a-t-il martelé.

Au-delà des spéculations, l’ancien haut cadre de la CAF ne dissimule pas ses ambitions pour le football congolais. Fort de son expérience au sein de l’instance continentale, il projette une transformation structurelle de la FECOFA. « Si les conditions sont réunies et que je décide de me lancer, je transformerai cette fédération à un paradis. La RDC est un pays de 100 millions d’habitants et 26 provinces, mais le football c’est comme s’il se joue seulement à Kinshasa. C’est une terre des talents », a-t-il déclaré, esquissant les contours d’un projet résolument tourné vers la performance et la modernisation.

Face aux critiques, il adopte un ton offensif, les attribuant aux réformes engagées durant son passage à la CAF. « Les attaques sont souvent le reflet de ce que nous avons accompli », a-t-il estimé, suggérant que son bilan dérange certains intérêts établis.

Interrogé sur un éventuel soutien du président de la République, Félix Tshisekedi, Mosengo Omba a tenu à clarifier sa position. S’il reconnaît l’intérêt du chef de l’État pour le football, il dément toute investiture politique, affirmant n’avoir jamais été présenté comme son candidat.

Cette sortie médiatique de Véron Mosengo Omba s’apparente à une prise de position stratégique, à mi-chemin entre test d’opinion et préparation politique. En se gardant d’officialiser sa candidature tout en exposant clairement ses ambitions, il occupe le terrain médiatique et installe progressivement son image de réformateur. Reste à savoir si cette posture suffira à lever les doutes sur son éligibilité et à fédérer les acteurs du football congolais autour de son projet.