
Les autorités provinciales de la ville de Kinshasa accélèrent la lutte contre les boissons frelatées. Réunis mardi 24 mars, plusieurs membres du gouvernement provincial ont acté le principe d’une interdiction formelle de leur fabrication et de leur commercialisation, avec pour objectif affiché de préserver la santé publique.
Selon un communiqué conjoint des ministères provinciaux de la Santé, de la Jeunesse ainsi que de l’Industrie et Commerce consulté par l’ACP, cette réunion interministérielle a rassemblé Patricien Gongo, Bob Amiso et Fiston Lukwebo autour d’une même priorité. « L’interdiction de la fabrication et de la commercialisation des boissons frelatées à Kinshasa, c’est l’objet de cette séance de travail qui a réuni ce mardi 24 mars trois membres de l’exécutif provincial », précise le document.
Les autorités justifient cette décision par l’urgence sanitaire. « L’objectif affiché est de protéger la santé de la population, particulièrement celle de la jeunesse kinoise, principale consommatrice de ces produits toxiques », souligne le communiqué, insistant sur les risques que représentent ces boissons pour les consommateurs.
Dans cette dynamique, une commission tripartite sera mise en place afin de proposer un arrêté encadrant strictement l’interdiction des boissons frelatées et de certains aphrodisiaques considérés comme dangereux.
Des contrôles sur le terrain sont annoncés, avec des sanctions prévues contre les producteurs clandestins. Une campagne de sensibilisation accompagnera ces mesures pour alerter l’opinion sur les dangers liés à ces produits dans la capitale congolaise.


