
La Constitution congolaise s’est retrouvée au centre de l’actualité politique après une intervention remarquée de Delly Sesanga, samedi 21 mars. Le président du parti Envol a adressé un message ferme au pouvoir en place, insistant sur l’impératif de respecter les règles constitutionnelles et les limites des mandats présidentiels.
Dans sa déclaration avec un ton soutenu, l’opposant a affirmé qu’“aucun dirigeant ne dispose d’un droit divin sur ce pays”, dénonçant au passage une concentration qu’il juge excessive du pouvoir. Il a mis en garde contre toute tentative de modification des dispositions relatives aux mandats, estimant qu’une telle initiative fragiliserait l’équilibre institutionnel et porterait atteinte à la légitimité démocratique.
S’appuyant sur le calendrier en cours, Sesanga a rappelé qu’il reste 946 jours avant la fin du second et dernier mandat du président Félix Tshisekedi. Une échéance qu’il considère déterminante pour organiser une transition conforme aux exigences constitutionnelles et préparer les prochaines élections dans un cadre apaisé.
Au-delà de la question des mandats, le leader d’Envol a également soulevé des inquiétudes concernant le fonctionnement de la justice et la gestion des ressources dédiées à la sécurité. Il a plaidé pour des institutions réellement indépendantes, capables d’agir sans pression politique.
Dans ce contexte, Delly Sesanga a appelé à une vigilance accrue de la population, soulignant que l’implication citoyenne reste un levier essentiel pour garantir le respect de l’État de droit et la préservation de l’intégrité territoriale.
Par cette prise de position, l’opposant confirme son ancrage dans une ligne politique axée sur la défense de la Constitution, dans un climat marqué par des débats de plus en plus vifs sur l’avenir institutionnel du pays.


