Académie des Beaux-Arts : les accusations contre Henri Kalama démenties par les faits

Depuis fin 2025, le directeur général de l’Académie des Beaux-Arts (ABA) est au centre d’une polémique alimentée sur les réseaux sociaux. En cause, une série d’accusations portant sur son diplôme et sa gestion, portées par un groupe de jeunes militants aux motivations essentiellement politiques.

À l’origine de cette offensive, un collectif se présentant comme le Conseil national de Cyberdéfense. Dans une correspondance rendue publique le 26 janvier 2026, ce groupe (dont certains membres se réclament abusivement de l’héritage politique d’Étienne Tshisekedi et du président Félix Tshisekedi) remet en question la légitimité académique du directeur général de l’ABA. Ils affirment que Henri Kalama n’aurait jamais obtenu de doctorat en Chine.

Ces accusations, largement relayées en ligne, ont été accompagnées d’insinuations sur une prétendue gestion opaque des finances de l’Académie. Aucun document, aucune preuve, aucun audit n’a cependant été produit pour étayer ces allégations.

Les vérifications menées par Strong2Kin Moov racontent une tout autre réalité. Henri Kalama a bien suivi une formation de trois ans à la China Academy of Art, l’une des institutions artistiques les plus réputées de Chine. Les informations ont été confirmées à la fois par le portail officiel chinois chsi.com.cn et par des échanges directs avec l’administration de l’établissement. L’académie a transmis l’enregistrement officiel de l’intéressé ainsi que la date de délivrance de son diplôme, conformément à ses procédures internes. Elle précise que l’accès aux numéros de diplômes est strictement réglementé et réservé aux étudiants concernés.

Ces éléments suffisent à démontrer que la polémique repose sur des affirmations infondées. Elle s’inscrit dans un contexte plus large de rivalités et de tentatives de prise de contrôle symbolique d’une institution publique stratégique, au moment où l’ABA gagne en visibilité et en crédibilité.

À la tête de l’Académie depuis 2016, mandat récemment reconduit, Henri Kalama n’a pas répondu publiquement aux attaques. Il poursuit néanmoins les réformes engagées notamment assainissement de la gestion, discipline budgétaire, amélioration des conditions de travail et ouverture de l’institution à des partenariats internationaux.

Aujourd’hui, l’Académie des Beaux-Arts figure parmi les universités publiques les mieux structurées du pays, selon plusieurs observateurs du secteur de l’enseignement supérieur. Une réalité qui dérange, et qui explique en partie la virulence des attaques.

Derrière la controverse, une évidence s’impose. Il s’agit moins d’un débat académique que d’une manœuvre politique.