
Interpellé en début décembre dernier pour outrage au chef de l’État, l’opposant Parole Kamizelo, connu sous le surnom de « Maîtrisable », a comparu devant les juges à Kinshasa, où il a tenu à défendre sa cause et à réitérer les propos à l’origine de ses poursuites.
Au cœur de l’affaire figurent des déclarations de Kamizelo concernant le mariage du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, avec la Première dame Denise Nyakeru. Devant la justice, l’opposant affirme n’avoir jamais vu d’images ou de preuves attestant de cette union. Il soutient que, de la même manière que l’ancien président américain Barack Obama avait présenté ses diplômes pour répondre aux accusations dont il faisait l’objet, le chef de l’État congolais devrait, selon lui, également fournir des preuves de son mariage.
Parole Kamizelo a également expliqué le contexte de ses prises de parole, affirmant avoir été injustement pris pour cible. Il évoque notamment des accusations d’origine étrangère portées contre lui.
« On m’a séquestré, on m’a traité de Rwandais, de traître. Je ne le suis pas. C’est moi la victime dans cette affaire », a-t-il déclaré devant les juges, estimant que ses propos ont été sortis de leur contexte.
Après son arrestation, l’opposant avait disparu des radars pendant près d’un mois, avant de réapparaître dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. Dans cette séquence, il était visiblement poussé à présenter des excuses au président Félix Tshisekedi, une démarche qui a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.
Le dossier Kamizelo est loin d’être clos. L’affaire a été renvoyée, et un nouveau procès est attendu dans les prochains jours, alors que l’opinion suit de près l’évolution de cette procédure judiciaire aux implications politiques sensibles.


