
La finale de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de ce dimanche 18 janvier, qui opposera le Maroc au Sénégal, ne se jouera pas uniquement pour le prestige continental.
Derrière le trophée tant convoité se cache un enjeu financier sans précédent dans l’histoire de la CAN.
En effet, le vainqueur de cette édition marocaine empochera une somme record estimée à 10 millions de dollars, soit environ 8,4 millions d’euros. Une prime historique et majeure dans la politique financière de la Confédération Africaine de Football (CAF).
Un montant inédit pour une CAN
Jamais auparavant une telle récompense n’avait été promise au champion d’Afrique. Cette enveloppe financière, annoncée dès le début de la compétition par le président de la CAF, Patrice Motsepe, illustre clairement la volonté de revaloriser le football africain sur la scène mondiale.
Fait marquant, cette prime est supérieure à celle du vainqueur de l’Euro. L’Espagne, dernier champion d’Europe, avait touché environ 8 millions d’euros, soit moins que ce que gagnera le futur roi d’Afrique.
Il est important de préciser que cet argent sera versé directement aux fédérations nationales, lesquelles sont ensuite responsables de la répartition entre joueurs, staff technique et projets de développement, selon leurs propres règles internes.
Le finaliste malheureux de cette CAN repartira tout de même avec une somme conséquente de 4 millions d’euros, tandis que les deux demi-finalistes, l’Égypte et le Nigeria, recevront chacun 2,5 millions d’euros. Ces montants ne doivent toutefois pas être confondus avec les primes internes propres à chaque sélection, dont l’organisation varie d’un pays à l’autre.
L’augmentation spectaculaire de la prize money de la CAN s’inscrit dans une dynamique globale. La FIFA, de son côté, prépare déjà un véritable coup de tonnerre financier : le vainqueur de la Coupe du monde 2026 pourrait repartir avec une prime avoisinant les 50 millions d’euros.
Entre ambition sportive et révolution économique, cette finale Maroc–Sénégal dépasse largement le cadre du terrain. Elle symbolise une Afrique du football plus attractive, plus compétitive et désormais mieux récompensée.


