16 janvier 2001 – 16 janvier 2025 : l’assassinat de M’zee Laurent-Désiré Kabila raisonne toujours la mémoire congolaise

Chaque 16 janvier, les congolais commémorent la mort de Laurent-Désiré Kabila, troisième président de la République Démocratique du Congo. Cette journée est déclarée chromée ( jour férié), dans toute l’étendue du territoire national.

Il y a vingt-cinq ans jour pour jour, la République démocratique du Congo perdait son troisième président depuis l’indépendance. Laurent-Désiré Kabila, dit M’zee, était assassiné dans sa résidence officielle de Kinshasa, plongeant le pays dans la stupeur.

À ce jour, les commanditaires du crime restent inconnus. Une réalité s’impose toutefois : cet assassinat s’inscrit dans la longue histoire des convoitises géopolitiques autour de la RDC.

Arrivé au pouvoir en 1997 après la chute de Mobutu, avec l’appui du Rwanda, M’zee opère rapidement une rupture. Il se retourne contre les forces étrangères et affirme un choix clair : rendre le Congo aux Congolais.

Cette ligne souverainiste isole le pays. Mais le président tient. Il renforce l’autorité de l’État et tente de protéger le quotidien des citoyens.

La RDC replonge dans la guerre, agressée par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Le pays est sauvé par l’intervention de l’Angola, du Zimbabwe et de la Namibie. Le conflit laisse des blessures profondes.

Le 16 janvier 2001, un garde rapproché ouvre le feu sur le chef de l’État avant d’être abattu. Le choc est national. Dans l’émotion, les Congolais se rappellent cette phrase de M’zee devenue symbole : « Prenez-vous en charge. »

Vingt-cinq ans plus tard, les menaces persistent. La guerre à l’Est en témoigne. Des avancées existent, dont un accord de paix direct avec le Rwanda, une première. Mais la paix durable reste un défi.

L’héritage de M’zee demeure un devoir collectif, résumé en une seule exigence : « Ne jamais trahir le Congo. »