Bourse de Kinshasa : Fwamba défend le projet de loi au Sénat

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté jeudi 11 juin devant le Sénat le projet de loi relatif aux marchés financiers et à la création de la Bourse de Kinshasa, une réforme majeure destinée à moderniser le système financier de la République démocratique du Congo.
Ce texte, considéré comme un jalon important dans la transformation économique du pays, vise à combler un vide de plusieurs décennies en dotant la RDC d’un marché de capitaux structuré et conforme aux standards internationaux. L’ambition est de créer un cadre légal et réglementaire permettant l’émission, la négociation et la sécurisation des instruments financiers, tout en renforçant la protection des investisseurs.
Portée dans le cadre de la vision du président Félix Tshisekedi et de l’action gouvernementale, cette réforme entend diversifier les sources de financement de l’économie nationale et réduire la forte dépendance des entreprises au crédit bancaire. À travers la future Bourse de Kinshasa, les sociétés, les PME ainsi que les grands projets d’infrastructures pourront mobiliser des ressources à long terme adaptées à leurs besoins de développement.
Le projet de loi prévoit également l’instauration de mécanismes de transparence, de gouvernance et de surveillance du marché afin de garantir la crédibilité de la future place financière congolaise. Il encadre notamment l’agrément des intermédiaires financiers, la régulation des opérations boursières et la protection de l’épargne publique.
Pour le gouvernement, la création d’une bourse nationale constitue une étape supplémentaire dans les réformes structurelles engagées ces dernières années, après celles touchant à la fiscalité, à la gestion de la dette publique et à la numérisation des finances de l’État.
Au-delà du cadre réglementaire, l’exécutif nourrit l’ambition de faire de Kinshasa un pôle financier de référence en Afrique centrale. La future bourse devrait faciliter l’orientation de l’épargne vers des secteurs stratégiques tels que les mines, l’énergie, l’agro-industrie, les télécommunications et les infrastructures, tout en offrant aux citoyens la possibilité de participer directement au financement de l’économie.
Devant les sénateurs, Doudou Fwamba a plaidé pour une adoption rapide du texte, estimant que l’absence d’un marché financier organisé freine la mobilisation de capitaux et retarde la réalisation de nombreux projets structurants.
Si le projet est adopté, la RDC franchira une étape décisive dans la modernisation de son économie, avec l’ambition d’instaurer une véritable culture de l’investissement et de renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs nationaux et internationaux.



